À propos des toilettes sèches urbaines

[FR] À propos des toilettes sèches urbaines.

Le traitement des eaux noires constitue aujourd’hui un problème de plus en plus pressant face à la croissance rapide de la population dans les mégalopoles. En effet, environ 2,6 milliards de personnes n’auraient pas accès à des toilettes basiques selon l’Unicef et l’OMS. Outre les problèmes que cela représente pour la vie de ces personnes, le manque de toilettes constitue un danger majeur pour la santé publique car il contribue à la diffusion de maladies à partir des lacunes d’eaux noires.

En même temps, des milliards de litres d’eau propre sont ainsi contaminés chaque jour dans le seul but de vider les toilettes. Certes, ils existent déjà des manières écologiques pour traiter les eaux noires, en milieu fermé ou ouvert, mais un traitement de la matière fécale sans eau est aussi possible (voir « toilettes sèches« ).

[ES] A propósito de los baños secos urbanos.

El tratamiento de aguas negras constituye hoy en día un problema cada vez más grave debido al rápido crecimiento de la población en las grandes urbes. En efecto, unos 2600 millones de personas no tienen acceso ni siquiera a letrinas básicas según la OMS y Unicef. Además de los problemas directos que ello supone para la vida de las personas, la falta de baños constituye un peligro mayor para la salud pública ya que contribuye a la difusión de enfermedades a partir de las lagunas de aguas negras.

Al mismo tiempo, millones de litros de agua limpia son contaminados cada día con el único objetivo de vaciar los baños. Es verdad que existen maneras ecológicas para tratar las aguas negras, en medio abierto o cerrado, pero un tratamiento de la materia fecal sin agua también es posible (ver « baño seco« ).

[EN] About urban dry toilets.

Waste water treatment is an worsening problem due to population growth in big cities. In effect, some 2.6 billion people don’t have access even to basic latrines, according to WHO and Unicef. Apart from the direct issues in the lives of all these people, the lack of proper bathrooms constitutes a major problem for public health as it contributes to the diffusion of illnesses that spread from waste water lagoons.

At the same time, millions of liters of clean water are contaminated every day with the sole objective of flushing the toilets. It’s true that there are some ecologic ways to treat waste water, in closed or open environments, but a « dry » treatment of human waste is also possible (see « dry toilets« ).


PREMIÈRE ITÉRATION / PRIMERA ITERACIÓN / FIRST ITERATION


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[FR] Cette première proposition imagine une solution matérialiste où les toilettes du milieu urbain seraient organisées autour d’un système de boites « sèches » d’origine biologique.

1) Les boîtes seraient crées à la base à partir de matière végétale (déchets agricoles et forestiers) traitée par des champignons dans des moules qui leur donneraient leur forme finale. Ensuite, l’extérieur serait traité pour l’imperméabiliser avec une couche de bioplastique. Ces boîtes apportent une quantité suffisante de matière organique sèche pour permettre la fermentation aérobie.

2) Les boîtes seraient placées sous des toilettes adaptées, et une fois remplies avec les selles elles seraient fermées de façon hermétique avec une colle spéciale. Après, elle devraient être récupérées rapidement par un réseau urbain de transport très efficace, adapté de celui du traitement d’ordures ménagères.

3) Une fois transportées dans la centrale de traitement, les boîtes seraient écrasées jusqu’à devenir une masse plus ou moins homogène.

4) Cette masse serait conduite dans des biodigesteurs où elle subirait l’action des bactéries aérobies et anaérobies (qui produisent du biogaz comme sous-produit et qui favorisent l’élimination d’organismes pathogènes). Après quelques mois, quand la masse n’aura plus de bactéries fécales et sera libre de danger, elle pourrait être utilisée comme engrais. Cette méthode est analogue à celle du traitement d’eaux noires.

[ES] Esta primera proposición imagina una solución materialista en la cual los baños del medio urbano serían organizadoas a partir de un sistema de cajas « secas » de origen biológico.

1) Las cajas serían creadas a la base a partir de materia vegetal (desechos agrícolas y forestales) tratada por hongos en moldes que les darían su forma final. A continuación el exterior sería tratado para impermeabilizarlo con una capa de bioplástico. Estas cajas proporcionan una cantidad suficiente de materia orgánica seca para permitir la degradación aerobia.

2) Las cajas serían colocadas en cubetas adaptadas, y una vez llenas con la materia fecal serían selladas de manera hermética con una cola especial. Luego deberían ser recogidas por una red de transporte urbano altamente eficaz, adaptada a partir de la de recogida de basura doméstica.

3) Una vez transportadas a la central de tratamiento, las cajas serían aplastadas hasta volverse una masa más o menos homogénea.

4) Esta masa sería conducida a biodigestores donde sería sometida a la acción de bacterias aerobias y anaerobias (que producen biogas como subproducto, y favorecen la eliminación de organismos patógenos). Después de varios meses, cuando la masa no contenga más bacterias fecales y ya no sea peligrosa, podría ser utilizada como abono. Este método es análogo al del tratamiento de aguas negras.

[EN] This first proposition imagines a materialistic solution in which urban toilets would be organized around a system of « dry » biological boxes.

1) Boxes would be created from a mix of vegetable matter (agricultural and forest waste) treated by fungi in molds that would give them their final shape. Then, the outside of the boxes would be treated to impermeabilize them with a layer of bioplastic. These boxes provide enough dry organic matter as to permit aerobic fermentation.

2) Boxes would then be placed on adapted seats, and once they would be filled with fecal matter, they would be sealed hermetically by using a special paste. They would have to be collected by a highly efficient urban transport network, adapted from the domestic waste transport network.

3) Once transported to the treatment center, boxes would be crushed until they become a mostly homogeneous mass.

4) This mass would be conducted to biodigestors where it would be subject to the action of aerobic and anaerobic bacteria (that produce gas as a by-product and favorise the extermination of disease-carrying microorganisms). After some months, when the mass would no longer contain fecal bacteria and would be safe, it could be used as manure. This method is analogous to waste water treatment.

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