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[FR/ES/EN] 22-23/06/2013 : Waag Society (Nieuwmarkt) – DIYBio Europe Meeting 2.0 / Niew en Meer – 25 jaar / Stedelijk Museum / Amsterdam. Bientôt plus d’information / Pronto más información / More information coming soon.

Avant/Antes/Previously: DIYBIO Europe Kickoff Meeting.

Physarum Type – hydratation du sclérote

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[FR] Continuation du projet Physarum Type :

1 – Préparation de copeaux d’avoine (ajouter de l’eau bouillante).

2 – Disposition des copeaux sur les angles des lettres (superposition par transparence).

3 – Découpage de morceau de papier couvert de sclérote et pose sur le coupeau d’avoine central de la lettre. Hydratation du papier. Fermeture de la boîte de Petri.

4 – Méthode alternative : récupération de tissu vivant de l’exemplaire de Physarum polycephalum développé avec un scalpel et placement sur le coupeau d’avoine central de la lettre.

BONUS : Un autre méthode pour fondre l’agar 2% : chauffer au four micro-onde, laissant bouchon de la bouteille légèrement dévissé pour laisser passer les gaz. Agiter la bouteille avec des mouvements circulaires de la main pour dissoudre tout l’agar (attention à ne pas se brûler les doigts).  Méthode alternative : acheter agar agar en poudre dans un magasin de produits orientaux ou dans la section pâtisserie du supermarché, ensuite autoclaver à la cocotte minute (merci La Paillasse !).

[ES] Continuación del proyecto Physarum Type:

1 – Preparación de los copos de avena (añadir agua hirviendo).

2 -Disposición de los copos sobre los ángulos de las letras (superposición por transparencia).

3 – Corte de los trozos de papel cubiertos de esclerocio y disposición sobre el copo de avena central de la letra. Hidratación del papel. Cierre de la placa de Petri.

4 – Método alternativo: recuperación de tejido vivo del ejemplar de Physarum polycephalum desarrollado con un escalpelo y colocación sobre el copo de avena central de la letra.

BONUS: Otro método para fundir el agar 2%: calentar en el micro-ondas, dejando el tapón de la botella abierto para dejar pasar los gases. Remover la botella con movimientos circulares de la mano para disolver todo el agar (cuidado: puedes quemarte los dedos). Método alternativo: comprar agar agar en polvo en una tienda de productos orientales o en la sección de repostería del supermercado, a continuacón autoclavar con la olla esprés (¡Gracias La Paillasse!).

[ENG] Continuation of the Physarum Type project:

1 – Preparation of the oat flakes (adition of boiling water).

2 -Distribution of oat flakes on the letter angles (superposition by transparence).

3 -Cutting of paper pieces covered by sclerotium and deposition on the central oat flake of the letter. Hydratation of the paper. Closure of the Petri dish.

4 -Alternative method: recovery of living tissue of the developped Physarum polycephalum specimen and placement on the central oat flake of the letter.

BONUS: Another method to melt 2% agar: heat on microwave oven, letting the cap of the bottle loose so gases can scape. Stir bottle by swirling it with circular hand movements until all the agar has melt (be careful with burning your fingers).  Alternative method: buy agar agar powder in an oriental market or at the bakery section of the supermarket, then autoclave using a pressure-cooker (thanks La Paillasse!).

Physarum Type

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[FR] Je suis actuellement en train de travailler avec l’organisme Physarum polycephalum pour mon projet de fin d’études. Il s’agit d’une ambibe unicellulaire macroscopique de type plasmode (Myxomycetes), qui habite dans le bois en se nourrissant de matière organique. P. polycephalum se développe en forme de réseau, englobant sa nourriture. Dans un milieu pauvre en nutriments, ses filaments vont se concentrer sur les fragments de nourriture les plus importants, créant des voies dont la disposition est l’optimale pour assurer l’échange de métabolites entre les différentes parties du réseau. Cette propriété a longtemps intrigué les scientifiques, qui se demandent comment un organisme sans cerveau est capable de calculer ces structures.

Mon intention est de profiter des capacités de P. polycephalum dans le but de configurer des formes typographiques, dont les lignes seraient déterminée par l’évolution organique de l’amibe. Les lignes seraient guidées en principe par la disposition spatiale des flocons d’avoine qui lui servent de nourriture. Projet en cours.

[ES] En este momento estoy trabajando con el organismo Physarum polycephalum para mi proyecto de fin de carrera. Se trata de una ameba unicelular macroscópica de tipo plasmodio (Myxomycetes), que vive en los bosques y que se alimenta de materia orgánica. P. polycephalum se desarrolla en forma de red, englobando su comida. En un medio pobre en nutrientes, sus filamentos se concentran sobre los fragmentos de comida más importantes, creando vías con una disposición óptima para el intercambio de metabolitos entre las diferentes partes de la red. Esta propiedad ha intrigado desde hace un tiempo a los científicos, que se preguntan cómo un organismo sin cerebro es capaz de calcular estas estructuras.

Mi intención es aprovechar estas capacidades de P. polycephalum con el objetivo de configurar formas tipográficas, de las cuales las líneas estarían determinadas por la evolución orgánica de la ameba. Las líneas estarían guiadas por la disposición espacial de los copos de avena que le sirven de comida. Trabajo en curso.

[ENG] I am currently working with the Physarum polycephalum organism for my end-of-studies project. This is a macroscopic unicellular amoeba in the form of a plasmodium (Myxomycetes) that lives in the woods and feeds on organic matter. P. polycephalum grows by developing networks that wrap around its food. If the environment is nutritionally poor, its filaments will concentrate on the bigger food fragments, creating paths of which the disposition is optimal to exchange metabolites between the different parts of the network. This propriety has intriged scientists for a long time, who wonder how this brainless being is capable of calculating these efficient structures.

My intention is to take advantage of the capacities of Physarum as to configure typographic shapes, of which the lines would be determined by the organic evolution of the amoeba. Lines would be guided by the spatial disposition of the oat flakes that serve as food. Work in progress.

Extraction de Chlorophylle

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[FR] Extraction de Chlorophylle : 

L’ortie est une plante héliophile et nitrophile très riche en chlorophylle, qui pousse aux Îles Canaries pendant les mois d’hiver grâce aux pluies. Voici une méthode simple pour lui extraire la chlorophylle et l’utiliser comme pigment :

1 – Récolter des orties (avec des gants).

2 – Introduire les parties les plus tendres de la plante (feuilles et troncs fins) dans un récipient pour mixeur avec 50 cl d’alcool d’usage médical.

3 – Brouiller les feuilles avec le mixeur.

4 – Placer la matière végétale moulue sur une petite passoire couverte de papier essuie-tout, sur un bocal vide. Plier le papier par le haut et presser avec les doigts sans toucher directement les orties.

5 – Utiliser l’extrait ainsi obtenu comme si c’était de l’encre, en fermant le bocal après de l’avoir utilisé pour éviter l’évaporation de l’alcool.

Prochaine étape : utiliser plus de feuilles pour obtenir une concentration plus forte du pigment.

[ES] Extracción de Clorofila: 

La ortiga es una planta heliófila y nitrófila muy rica en clorofila, que suele crecer en Canarias durante los meses de invierno gracias a las lluvias. He aquí un método sencillo para extraer su clorofila y utilizarla como pigmento:

1 – Recoger ortigas (con guantes).

2 – Introducir las partes más tiernas de la planta (hojas y tallos finos) en un recipiente de batidora con 50 cl de alcohol de uso médico.

3 – Batir con la batidora.

4 – Pasar la materia vegetal molida a un colador cubierto con papel absorbente de cocina, encima de un tarro vacío. Cerrar el papel por arriba y prensar con los dedos sin tocar directamente las ortigas.

5 – Utilizar el extracto obtenido como si fuera tinta, cerrando el tarro después para evitar la evaporación del alcohol.

Próximo paso: utilizar más hojas para conseguir un color más concentrado.

[ENG] Chlorophyll extraction:

Nettles are heliophylic, nitrophilous plants, very rich in chlorophyll, that grow in the Canary Islands during winter months thanks to rain. Here is a simple method to extract its chlorophyll and use it as a pigment:

1 – Harvest nettles (use gloves).

2 – Put tender parts of the plant (leaves and thin stems) into a mixing cup with 50 cl of sanitary alcohol.

3 – Turn on the mixer.

4 – Put the mixed vegetable matter into a small strainer covered with absorbent kitchen paper avobe an open jar. Carefully fold the paper over the mixed matter and press with the fingers without touching the nettles.

5 – Use the extact as it was ink, closing the jar after using to avoid evaporation.

Next step: use more leaves to obtain a more concentrated pigment.

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Avant/Antes/Previously: Open Inks.

Développement durable : la question des matériaux.

[FR] Dans un monde industrialisé, l’une des questions que nous devons confronter c’est comment produire des matériaux qui puissent résister à l’usage qui nous les donnons mais qui se dégradent à court ou moyen terme. En effet, actuellement beaucoup de matériaux que nous utilisons de manière temporaire, spécialement le plastique, résistent leur destruction pendant des années et peuvent même polluer la terre et les cours d’eau.

Tapones de plástico

Bouchons plastiques / Tapones de plástico / Plastic caps.

Une stratégie possible pourrait être d’imiter le fonctionnement des végétaux, dont les fruits ont souvent une durée de vie limitée, adaptée aux besoins du cycle de vie de chaque espèce. Il s’agirait d’une obsolescence programmée vertueuse, parce que leurs composants sont peu polluantes si elles sont bien traitées. À continuation suit une liste de quelques matériaux d’origine organique qui ont un certain potentiel dans la création de produits industriels :

– Bactéries : des créateurs comme Suzanne Lee cherchent la manière de produire des vêtements à l’aide de microorganismes. Acetobacter xilinum est une bactérie qui produit des fibres de cellulose pure quand elle est nourrie avec de la glucose, et qui est utilisée par Lee pour cultiver des tissus qu’elle façonne dans ses robes.

– Bambou: Le bambou est une plante de rapide croissance adaptée aux climats tempérés, sub-tropicaux et tropicaux et présente naturellement dans tous les continents (sauf l’Europe et l’Antarctique). Il est utilisé amplement dans les pays asiatiques pour la production de baguettes jetables dans les restaurants, ce qui suppose un gâchis énorme de matériel. Par contre, le bambou utilisé comme matériel de construction, également en Asie, produit une empreinte écologique moindre que d’autres matières.

– Bioplastiques : Ce type de plastiques sont produits à partir de ressources végétales renouvelables comme le blé, le maïs ou la patate douce. Ils présentent les avantages de générer moins de gaz de serre lors de leur fabrication que les plastiques conventionnels, d’être biodégradables et de ne pas contenir de composants toxiques (tels que le polémique Bisphénol A). En revanche, ils nécessitent d’être triés pour pouvoir être recyclés de manière adéquate et ils sont plus chers à produire (pour l’instant) que les plastiques à partir du pétrole.

– Champignons : la start-up Ecovative Design propose une alternative écologique aux emballages plastiques, générée totalement à partir de champignons et de résidus végétaux provenant de l’agriculture. Les champignons prennent la forme du récipient dans lequel ils sont cultivés, et peuvent ensuite être utilisés comme matière isolante pour le transport de marchandises, de la même manière que le polystyrène mais en étant 100% biodégradable. D’autres entreprises proposent des « cacahuètes » d’emballage crées à partir d’amidon végétale, biodégradables aussi.

Ecocradle : emballage à base de champignons.
Ecocradle: embalaje a base de hongos.
Ecocradle: mushroom-based packaging.
Image © Ecovative Design. Used with permission.

– Chanvre : sa rapide croissance s’ajoute à l’exceptionnelle résistance de ses fibres. Dans certains pays (comme les États Unis) sa culture est très limitée parce qu’il s’agit de la même plante qui produit le haschich. Cependant, les variétés utilisées dans l’industrie textile comportent un faible contenu de THC (psychotrope du cannabis). Le chanvre est employé actuellement par certaines entreprises, parfois combiné avec d’autres fibres animales ou végétales.

– Coton : il apparait dans cette liste comme un contre-exemple. Ils existent des initiatives de développement de commerce équitable et écologique de cette culture (spécialement en Afrique), mais son usage intensif est déconseillé parce qu’il présente une très baisse efficacité environnementale (par rapport au lin, aux fibres de cellulose [viscose], à la laine et même aux fibres synthétiques).

– Liège : matériel écologique et biodégradable, il est obtenu de l’écorce du chêne-liège qui est retirée sans tuer l’arbre. Le principal producteur mondiale est le Portugal. Il est utilisé principalement pour fabriquer des bouchons de boissons alcoolisées, et sa production est menacée car il est progressivement remplacé par du plastique, moins cher à obtenir. Il est aussi indiqué pour la fabrication de meubles ou d’accessoires, comme les tabourets Tupa.

– Produits recyclés : Le recyclage consomme des ressources et de l’énergie, donc il n’est pas toujours la solution idéale. Par contre, dans certains cas il permet de récupérer de ressources qui pourraient polluer la nature ou qui sont très difficiles à obtenir, spécialement quand il existe déjà une industrie dédiée à son traitement. Par exemple, les produits fabriqués 100% à base de pulpe de carton, comme la mould chair d’Amano et Sasaki, présentent l’avantage d’être facilement recyclables, parce qu’il n’est pas nécessaire de séparer les matériaux qui les composent. C’est la situation contraire du plastique PET recyclable : il existe une très haute demande de cette matière par les entreprises, mais l’offre sur le marché est très réduite à cause de la difficulté de le séparer du reste de plastiques jetés à la poubelle.

Escombrera a cielo abierto.

Décharge sauvage / Escombrera ilegal / Illegal dump.

Quelques stratégies aditionnelles :

– Optimiser la récupération de déchets organiques de l’industrie alimentaire et leur utilisation pour la création de nouveaux produits. Par contre, éviter l’emploi de matières premières alimentaires pour la fabrication, parce que cette voie pourrait entrainer l’inflation des prix des aliments de première nécessité, comme c’est arrivé au Mexique avec le maïs utilisé désormais pour obtenir des biocarburants.

– Si c’est possible, réduire la consommation de produits jetables, et favoriser les produits lavables et réutilisables. Pour les produits jetables, promouvoir les matériaux recyclés (carton, fibres végétales), recyclables (facilement séparables) et biodégradables (matières d’origine biologique).

– Étudier la vie utile des marchandises et l’adéquation entre le matériel utilisé et le produit. Les produits de vie courte, comme le pain, devraient être présentés dans des matériaux moins nuisibles pour la nature. Les produits de vie longe ou qui nécessitent d’une protection spéciale, ont besoin de matériaux plus résistants à l’action mécanique et aux conditions climatiques. En conclusion, il ne faudrait pas que les matériaux racourcissent la vie des produits qu’ils protègent, mais ils ne devraient non plus subsister pour toujours quand ils sont destinés à une utilisation éphémère (comme les sacs en plastique).

– Mettre en place des citernes de fermentation (bactéries, champignons) ou lacunes de purification biologique pour réduire l’impact des déchets organiques de l’industrie sur l’environnement. Ces matières organiques, si elles sont versées directement à la nature, peuvent provoquer des problèmes de pollution des sols et des eaux, produisant des phénomènes d’eutrophisation et des intoxications. Les lacunes de dégradation biologique aérobie de la fibre de cellulose sont déjà utilisées par certaines entreprises de fabrication de papier pour éviter polluer les cours d’eau.

– Dans le livre « Sustainable Materials – With Both Eyes Open », Julian M. Allwood et Jonathan M. Cullen proposent viser sur l’amélioration du traitement l’aluminium et l’acier du point de vue du développement durable. Selon eux, les méthodes qu’on pourrait trouver pour ces matériaux pourraient servir aussi pour optimiser l’utilisation des autres.

Traducción al español después del salto.
English translation after the jump.

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Biopouvoir Archive

Entradilla Biopouvoir

[FR] Entre septembre 2011 et février 2012, j’ai tenu un blog appelé Biopouvoir dont le but était de me faire avancer dans la recherche d’articles sur la biologie DIY (et d’autres sujets associés). Comme j’ai décidé de fermer le blog, il m’a semblé utile récupérer ses entrées dans cet archive. Le texte disponible uniquement en français.

Biopouvoir est un blog sur des thématiques proches du mouvement DIYBio. Il parle de ce qui existe et ce qui pourrait exister, ouvrant des nouvelles voies si n’est-ce que d’un point de vue totalement spéculative.

[ES] Entre septiembre de 2011 y enero de 2012 llevé un blog llamado Biopouvoir cuyo objetivo era lanzarme en la escritura de artículos sobre la biología DIY (y otros temas asociados). Como he decidido cerrar el blog, me ha parecido útil recuperar sus entradas en este archivo. El texto está disponible únicamente en francés.

Biopouvoir (biopoder) es un blog sobre temas afines al movimiento DIYBio. Habla de lo que existe y de lo que podría existir, abriendo nuevas vías aunque sea de un punto de vista totalmente especulativo.

[ENG] Between september 2011 and january 2012 I wrote a blog called Biopouvoir of which the objective was to push myself into writing articles about DIY biology (and other related issues). As I’ve decided to close the blog, I thought it would be useful to create this archive of its blog posts. The text is available only in French.

Biopouvoir (biopower) is a blog about topics related to DIYBio. It speaks about what exists and what could exist; opening new ways even if only in a speculative manner.

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