Aujourd’hui, Trade School aux Jardins du Ruisseau

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[FR] Aujourd’hui je suis allé aux Jardins du Ruisseau (près de la Porte de Clignancourt, sur les voies de l’ancienne Petite Ceinture Ferroviaire), où avait lieu le festival « Jardins des délices ». Dans ce cadre, j’ai pu participer à un atelier de « Pensée créative » organisé par la Trade School, qui fonctionne grâce au troc. Merci !

[ES] Hoy fui a los Jardins du Ruisseau (cerca de la Porte de Clignancourt, sobre las vías de la antigua Pequeña Cintura Ferroviaria), donde tuvo lugar festival « Jardins des délices ». En ese contexto, pude participar a un taller de « Pensamiento creativo » organizado por la Trade School, que funciona gracias al trueque ¡Gracias!

[ENG] Today I went to the Jardins du Ruisseau (near Porte de Clignancourt, on the railways of the ancient Little Railway Belt) where the festival « Jardins des délices » took place. In this context, I could participate to a workshop on « Creative thinking » organized by the  Trade School, that works by using barter. Thanks!

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Le futur des loisirs

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[FR] Il est dix heures et le bar est quasiment rempli d’heureux travailleurs, profitant du fait que le lendemain est férié. La piste de danse est noire de monde même si presque personne ne suit réellement la musique. Les fêtards agitent leurs mains de manière synchronisée pour échanger leurs coordonnées, méthode qui a donné lieu à de nombreuses fuites de données personnelles ces derniers temps. Sur leurs corps, tout autour d’eux, des messages écrits, des images et des mélodies tourbillonnent comme des abeilles autour d’une ruche.

À présent, les frontières entre l’internet « social » et le « monde réel » ont éclaté. Avant, il était encore considéré comme impoli de passer la soirée à regarder ses messages sur son smartphone ; maintenant, grâce aux technologies de projection, tout le monde le fait, partout, tout le temps. D’ailleurs, le monopole dans le domaine des réseaux sociaux est fini, et quelques grands géants se partagent la grande majorité des usagers, créant ainsi des tribus opposées qui ont du mal à s’entendre.

Paulo Dresde entre en scène, et les haut-parleurs proches de l’entrée se mettent à jouer sa chanson préférée, qui fait un carton en Nouvelle Zélande. À gauche, il aperçoit une copine de son ancienne école, qui sirote un cocktail biodynamique sur le bar. Sur sa joue droite, son maquillage intelligent (qui peut afficher des centaines de couleurs) dessine un émoticône fâché, signalant qu’elle a passé une mauvaise journée. Il se dirige alors vers le fond du club, où il rencontre trois amis qu’il n’avait pas vus depuis quelques années. Il n’a pas besoin de se rappeler leurs noms, ceux-ci sont écrits dix centimètres au-dessus de leurs têtes en lettres brillantes. En lisant rapidement leurs profils publics, il découvre que l’un d’eux vient de changer de travail, ce qui lui permet d’initier la conversation. Ils sortent des bières fabriquées à la maison par l’un d’eux, qu’ils peuvent consommer légalement dans le bar après avoir payé une petite commission. Ils parlent alors des derniers buzz du net, qu’ils commencent à partager en pinçant les images flottantes avec les doigts et en les transférant vers l’espace personnel de leurs voisins.

[ES] Son las diez y el bar esta casi lleno de felices trabajadores, aprovechando que el día siguiente es festivo. La pista de baile está llena aunque en realidad casi nadie sigue la música. Los fiesteros agitan sus manos de forma sincronizada para intercambiar su información de contacto, un método que ha dado lugar a numerosas fugas de datos personales estos últimos tiempos. Sobre sus cuerpos, por todas partes alrededor de ellos, mensajes escritos, imágenes y melodías se arremolinan como abejas alrededor de una colmena.

Actualmente, las fronteras entre el internet « social » y el « mundo real » han estallado. Antes, todavía estaba considerado de mala educación pasar la noche leyendo sus mensajes en su smartphone; hoy, gracias a las tecnologías de proyección, todo el mundo lo hace, en todas partes, todo el tiempo. Por otro lado, el monopolio en el campo de las redes sociales se ha acabado, y unos cuantos gigantes se dividen la gran mayoría de los usuarios, creando así tribus opuestas que tienen dificultades para entenderse.

Paulo Dresde entra en escena, y los altavoces cercanos a la entrada se ponen a emitir su última canción favorita, que es todo un éxito en Nueva Zelanda. A la izquierda, vislumbra una amiga de su antigua escuela, que bebe a sorbitos un cóctel biodinámico en la barra. Sobre su mejilla derecha, su maquillaje inteligente (que puede mostrar cientos de colores) dibuja un emoticono enfadado, señal de que ha pasado un mal día. Paulo se dirige entonces hacia el fondo del club, donde encuentra tres amigos que no había visto desde hace unos años. No necesita acordarse se sus nombres, éstos están escritos a diez centímetros por encima de sus cabezas en letras brillantes. Leyendo rápidamente sus perfiles públicos, descubre que uno de ellos acaba de cambiar de trabajo, lo que le da pie para iniciar la conversación. Sacan cervezas fabricadas en casa por uno de ellos, que pueden consumir legalmente en el bar después de pagar una pequeña comisión. Entonces se ponen a hablar sobre los últimos éxitos de internet, que empiezan a intercambiarse pellizcando las imágenes flotantes con sus dedos y transferiéndolas al espacio personal de sus vecinos.

[ENG] It’s ten o’clock and the bar is almost full of happy workers, taking advantage of the fact that the next day is a public holiday. The dancefloor is full even if almost nobody is actually following the music. Party-goers shake their hands in a coordinated way to share their contact information, a method that has led to numerous personal data leaks in the last times. Over their bodies, all around them, written messages, images and melodies whirl like bees around a beehive.

At present, the frontiers between the « social » internet and the « real world » have exploded. Before, it was still considered as rude to spend all the evening checking messages in a smartphone; nowadays, thanks to projection technologies, everybody does it, everywhere, all the time. On the other side, the monopoly on the field of social networks has ended, and a few giants partake the vast majority of users, creating opposed tribes that have a hard time listening to each other.

Paulo Dresde appears into focus, and the loudspeakers start playing his most recent favorite song, that is a hit in New Zealand. On the left, he perceives one friend from his former school, who is sipping a biodynamic cocktail at the bar. On her right cheek, her intelligent makeup (that can display hundreds of colors) draws an angry emoticon, signaling that she has spent a bad day. He turns then towards the back of the club, where he finds three friends he has not seen since some years ago. He has no need of remembering their names, as they are written in bright letter ten centimeters above their heads. By rapidly reading their public profiles, he discovers that one of them has recently got a new job, which allows him to start the conversation. They take out home-made beers, that they can legally drink inside the bar after paying a small commission. Then they speak about the latest hits on the net, which they start sharing by pinching the floating images and by transferring them to each other’s personal spaces.

Avant / Previously / Before: Le futur de l’énergie.

Aujourd’hui, Disco Soupe à Montreuil

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[FR] Aujourd’hui je suis allé à Montreuil pour voir le Festival des Utopies Concrètes, dans lequel des amis participaient à l’organisation de la Disco Soupe. Il s’agit d’un événement où l’on prépare une grande soupe et des salades à partir de fruits et légumes invendus, au même temps qu’on transmets des idées sur le gaspillage alimentaire, et l’on écoute de la musique dans une ambiance conviviale. Merci !

[ES] Hoy fui a Montreuil para ver el Festival des Utopies Concrètes, en el cual unos amigos participaban a la organización de la Disco Soupe. Se trata de un acontecimiento en el cual se prepara una gran sopa y unas grandes ensaladas a partir de fruta y verdura no-vendida, al mismo tiempo que se trasmiten ideas sobre el derroche alimentario y donde se puede disfrutar de la música, en un ambiente convivial ¡Gracias!

[ENG] Today I went to Montreuil to see the Festival des Utopies Concrètes, where some friends where helping to organise the Disco Soupe. It consists in a happening where a big soup and some big salads are prepared from fruits and vegetables that haven’t being sold, while ideas about food waste are shared and music is played, all in a very friendly atmosphere. Thanks!

Brown Bike & Pitaya Frenesí

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[FR] Travail de recherche sur le markéting et le packaging de fichiers musicaux, réalisé avec Delphine Deparis et l’équipe de Clapping Music. J’ai choisi de travailler sur deux de mes chansons préférées : Brown Bike, de Bostich + Fussible, et Pitaya Frenesí, de Rebolledo. Comme les ventes de CDs musicaux sont en déclin, l’objectif était d’inventer des nouveaux objets que les mélomanes auraient envie d’acheter, et qui contiendraient des codes pour télécharger les fichiers des chansons sur un site internet dédié.

Pour la chanson Brown Bike, j’ai décidé d’explorer l’univers des accessoires pour vélos, me centrant ensuite sur le gilet de sécurité pour faire du vélo la nuit. Le titre de la chanson et le nom des artistes apparaît sur les bandes réfléchissantes du gilet, qui s’éclairent uniquement la nuit. Des informations plus détaillées et le code de téléchargement se trouvent sur l’étiquette du gilet.

Quant à la chanson Pitaya Frenesí, l’idée était de l’associer à la vente des fruits exotiques sur les marchés européens. Les informations sur la chanson apparaissent sous forme des étiquettes collées au fruit, le code pour le téléchargement est au fond de la boîte, et des informations plus détaillées (incluant le prix) sont collées sur le suremballage plastique. Le packaging peut être vendu dans les marchés habituels, et l’acheteur peut déguster le fruit en même temps qu’il écoute la chanson.

Avertissement : les images des musiciens appartiennent à leurs créateurs respectifs.

[ES] Trabajo de investigación sobre el marketing y el packaging de archivos musicales, realizado con Delphine Deparis y el equipo de Clapping Music. Escogí trabajar sobre dos de mis canciones preferidas: Brown Bike, de Bostich + Fussible, y Pitaya Frenesí, de Rebolledo. Como las ventas de CDs musicales están en declive, el objetivo era de inventar nuevos objetos que los melómanos tuvieran ganas de comprar, y que contendrían códigos para bajarse las canciones legalemente en una página web especial.

Para la canción Brown Bike, decidí explorar el universo de los accesorios para bicicletas, centrándome luego en el chaleco de seguridad para montar en bici de noche. El título de la canción y los nombres de los artistas aparecen sobre las bandas reflectantes del chaleco, que se iluminan sólo de noche. Otras informaciones más detalladas y el código de descarga se encuentran sobre la etiqueta del chaleco.

En cuanto a la canción Pitaya Frenesí, la idea era de asociarla con el diseño de etiquetas de fruta. La información sobre la canción aparece en forma de etiquetas pegadas a la fruta, el código de descarga está en el fondo de la caja, y otras informaciones más detalladas (incluyendo el precio) están pegadas sobre el embalaje plástico. El paquete puede ser vendido en los mercados usuales, y el comprador puede degustar la fruta mientras escucha la canción.

Advertencia: las imágenes de los músicos pertenecen a sus respectivos creadores.

[ENG] Marketing and packaging of musical files research work, realised with Delphine Deparis and the Clapping Music team. I choosed to work on two of my favourite songs: Brown Bike, by Bostich + Fussible, and Pitaya Frenesí, by Rebolledo. As music CD sales soar, the objective was to envision new objects that music lovers would like to buy, and that would contain codes that would allow them to legally download song files from a special website.

For the Brown Bike song, I’ve decided to explore the bike accessories universe, focusing later on the security vest for cycling at night. The song title and the name of the artists appear at the reflecting bands of the vest, that light up during the night. More detailed information and the download code are found on the vest’s label.

As for the Pitaya Frenesí song, the idea was to associate it with the graphic design of fruit labels. The informations about the song appear as labels sticked to the fruit, the code for downloading is at the bottom of the box and other detailed information (including the price) are sticked to the plastic packaging. This package can be sold at usual markets, and buyers can enjoy the taste of fruit while they listen to the song.

Disclaimer: The musician’s pictures belong to their respective owners.

Milk is your friend

Escuchando la radio en el cocheTocando la guitarra[FR] Quelques croquis.

[ES] Algunos esbozos.

[ENG] Some sketches.