Vitry Cryptoforest

Detrás del 6bis

Una hoguera

Dandelion and graffiti

Resorte rojo.

[FR] À Vitry, entourée de fumées industrielles, une forêt de transition se cache; où les dents-de-lion poussent entre les graffitis, les mousses envahissent le bitume et les buissons engloutissent lentement les ordures.

[ES] En Vitry (Francia), rodeado de vapores industriales, un bosque de transición se esconde; donde los dientes de león crecen entre los graffitis, los musgos invaden el asfalto y los arbustos cubren lentamente las basuras.

[ENG] At Vitry (France), encircled by industrial fumes, a transition forest hides; where dandelions grow among graffiti, mosses invade the asphalt and bushes cover slowly the garbage.

Sur les cryptoforêts / Sobre los criptobosques / About cryptoforests.

Avant / Antes / Previously : Paris Cryptoforest, Lille Cryptoforest.

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Quelques réflexions sur la durabilité urbaine

edificio sostenible[FR] J’ai visité récemment l’exposition « La Ville Fertile » à la Cité Internationale de l’Architecture (Paris). Elle propose des différentes manières d’intégrer la ville aux systèmes naturels; de façon à minimiser l’impacts de l’activité humaine sur l’environnement et aussi à améliorer la qualité de vie du milieu urbain.

Mais, quel est le rôle de l’écosystème « réel » dans tout ça ? La plupart des espèces végétales utilisées pour le jardinage des zones urbaines ne sont pas autochtones de la zone où elles sont appliquées. Pour que le paysagisme urbain soit intégré dans la nature il faut qu’il soit dans un processus d’échange avec elle. Et dans les jardins urbains, outre la protection d’oiseaux et d’insectes sylvestres, cet échange ne se réalise guère. Cependant, quelques projets de l’exposition tenaient en compte la végétation existante sur place avant sa réalisation, comme c’est le cas de l’initiative « High Line » à New York. Celle-ci conserve une partie de la végétation « sauvage » qui avait colonisé un passage à niveau de train, pour l’aménager et créer un jardin sur la ville.

Le « Jardin Naturel » d’Agnès Bochet et Laurent Gérard à Paris s’approche aussi du concept de végétation potentielle en utilisant des espèces locales de l’Île de France, mais il s’agit ici de recréer le milieu naturel. On peut remarquer qu’il s’agit d’un jardin de « basse énergie, bas entretien » (tontes rares, pas de ramassage de feuilles mortes), et ainsi il est beaucoup plus écologique que les fameux « jardins verticaux », demandeurs d’eau et d’entretien régulier. En ce qui respecte les corridors urbains, il s’agit ici d’une stratégie de récupération d’espaces urbains interstitiels, comme les bords des routes, mais comme toute structure végétale linéaire, elle produit des écosystèmes fragiles, vulnérables à la pollution et aux maladies (ce qu’on appel « l’effet de bord« ). Le passage des gens sur des zones non délimitées provoque le compactage et érosion des sols et empêche la croissance des plantes. Il me semble plus intéressant de projeter des jardins sous la forme de « morceaux » ou noyaux de végétation plus ou moins circulaires dans la ville, dans lesquels la partie centrale serait inaccessible au public et aux véhicules dans le but de mieux la préserver de l’impact négatif de la pollution.

En conclusion, je pense que les villes seront plus durables et mieux intégrées dans la nature quand elles sauront observer et respecter les besoins et caractéristiques locales (végétation existante, cycles naturels tels que les crues, etc), et non quand elles essaieront de maintenir un écosystème artificiel dans un milieu qui ne le correspond pas.

[ES] Algunas reflexiones sobre la sostenibilidad urbana

Recientemente visité la exposición « La Ville Fertile » (La Ciudad Fértil) en la Cité Internationale de l’Architecture (Paris). Esta muestra propone diferentes maneras de integrar la ciudad a los sistemas naturales, de manera a minimizar el impacto de la actividad humana sobre el medio ambiente y también a mejorar la calidad de vida del medio urbano.

Pero, ¿cuál es el papel del ecosistema « real » en todo esto? La mayoría de las especies vegetales utilizadas para el ajardinamiento de zonas urbanas no son autóctonas de la zona en la que son aplicadas. Para que el paisajismo urbano esté integrado en la naturaleza hace falta que esté en un proceso de intercambio con el mismo. Y en los jardines urbanos, aparte de servir de refugio de pájaros e insectos silvestres, este intercambio se realiza apenas. Sin embargo, algunos de los proyectos de la exposición sí que tenían en cuenta la vegetación existente en el lugar antes de su realización, como es el caso de la iniciativa « High Line » de Nueva York. Ésta conserva parte de la vegetación « salvaje » que había colonizado un paso elevado de tren, para ponerlo en condiciones y crear un jardín sobre la ciudad.

El « Jardin Naturel » de Agnès Bochet y Laurent Gérard en París también se aproxima al concepto de vegetación potencial al utilizar especies locales de la Isla de Francia, aunque aquí se trata de recrear el medio natural. Cabe señalar que se trata de un jardín de « baja energía, bajo mantenimiento » (podas limitadas, las hojas secas no son retiradas) y por tanto es mucho más ecológico que los famosos « jardines verticales », hambrientos de agua y de energía. En cuanto a los corredores urbanos, se trata de una estrategia de recuperación de estructuras urbanas existentes, como los bordes de las carreteras, pero como estructuras lineares provocan ecosistemas frágiles, vulnerables a la polución y a las enfermedades (es el llamado « efecto de borde« ). El paso de la gente sobre zonas no delimitadas de los jardines puede tener como efecto la erosión y la compactación de los suelos, evitando el crecimiento vegetal. Me parece más interesante proyectar jardines en forma de « retales » o núcleos de vegetación más o menos circulares en la ciudad, en los cuales la parte central sea inaccesible a los visitantes y a los vehículos para preservarla del impacto negativo de la contaminación.

En definitiva, creo que las ciudades serán más sostenibles e integradas en la naturaleza cuando sabrán observar y respetar las necesidades y características locales (vegetación existente, ciclos naturales como la crecida de los ríos, etc), y no cuando intenten mantener un ecosistema artificial en un entorno que no le corresponde.

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