Le futur de la fabrication

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[FR] Paulo sort de chez lui et marche une centaine de mètres vers le centre local de fabrication, une sorte d’usine-magasin biologique. Il y a quelques jours, il a apporté les plans d’un chapeau qu’il voulait commander, comme on faisait auparavant avec les fichiers d’impression numérique en 2D.  Dans le magasin, un appareil aux capteurs infra-roux a mesuré rapidement les dimensions de sa tête pour finaliser de déterminer les paramètres du patron a imprimer. Les objets sont produits en quelques heures dans des grands réservoirs remplis de bactéries ou d’autres cellules, dans les anciens locaux d’un artisan local. On met à l’épreuve les limites physiologiques des bactéries pour pousser leur performances au maximum.

À l’époque actuelle, la fabrication maison est omniprésente mais finalement il revient moins cher de produire des objets dans des centres de fabrication centralisés, qui achètent les matières premières en grandes quantités. Les matériaux de fabrication sont choisis selon les propriétés souhaitées dans le produit, spécialement la résistance mais aussi la flexibilité ou le degré de conductivité thermique ou électrique cherché, parmi d’autres paramètres. Ainsi, les objets les plus durs sont fabriqués en carbonate de calcium, déposée sur des supports métalliques par des courants électriques faibles ou par des cellules osseuses modifiées. D’autres objets sont fabriqués en kératine, ou en cellulose bactérienne réticulée pour les plus légers. Les objets plus petits, ou les pièces de remplacement, sont facilement reproduits par injection à partir de fils compactés d’acide polylactique (PLA) obtenu par des bactéries à partir de déchets agricoles. Chaque type de produit de consommation est imprégné d’un marquage chimique et électronique qui permet son identification et tri sélectif. Pour faire disparaitre ces objets, il suffit de les faire dissoudre dans des bains de bactéries acides (pour les produits en carbonate ou en PLA) ou dans des serres remplies d’insectes (pour les objets en cellulose ou en kératine).

Paulo retourne du magasin avec son nouveau chapeau sur la tête. Le chapeau est imperméable, très léger et il est imprimé avec une trame très fine qu’il a dessiné lui même. Il joue avec les doigts avec son aile, et se souvient d’un temps où les gens ne pouvaient pas acheter exactement ce qu’ils voulaient, mais étaient obligés de le choisir parmi les produits déjà prêts sur le marché.

[ES] Paulo sale de su casa y camina unos cien metros hacia el centro local de fabricación, una especie de tienda-fábrica biológica. Hace unos días, ha llevado a ella los planos de un sombrero que quería encargar, como antes se hacía con los ficheros de impresión digital en 2D. En la tienda, un aparato con captores infra-rojos ha medido rapidamente las dimensiones de su cabeza para acabar de determinar los parámetros del patrón a imprimir. Los objetos son producidos en algunas horas en grandes tanques llenos de bacterias o de otras células, en los antiguos locales de un artesano del barrio. Los límites fisiológicos de las bacterias son puestos a prueba para impulsar su rendimiento al máximo.

En la época actual, la fabricación doméstica es omnipresente, pero finalmente sale menos caro producir en centros de fabricación centralizados, que compran las materias primas en grandes cantidades. Los materiales de fabricación son escogidos según las propiedades deseadas del producto, especialmente la resistencia pero también la flexibilidad o el grado de conductividad térmica o eléctrica buscado, entre otros parámetros. Así, los objetos más duros son fabricados en carbonato de calcio, depositado sobre soportes metálicos por corrientes eléctricas de baja intensidad o por células óseas modificadas. Otros objetos son fabricados en queratina, o en celulosa bacteriana reticulada para los más ligeros. Los objetos más pequeños, o las piezas de recambio, son facilmente reproducidos por inyección a partir de hilos compactados de ácido poliláctico (PLA) obtenido por bacterias a partir de desechos agrícolas. Cada tipo de producto de consumo es impregnado por un marcaje químico y electrónico que permite su identificación y separación selectiva. Para hacer desaparecer estos objetos basta con disolverlos en baños de bacterias ácidas (para los productos en carbonato o en PLA) o en invernaderos llenos de insectos (para los objetos en celulosa o en queratina).

Paulo vuelve de la tienda con su nuevo sombrero sobre la cabeza. El sombrero es impermeable, muy ligero y está impreso con una trama muy fina diseñada por él. Juega con los dedos con su ala, y recuerda el tiempo en que la gente no podía comprar exactamente lo que querían, y debían contentarse con elegir los productos ya listos en el mercado.

[EN] Paulo comes out of his house and walk some one hundred meters to the local fabrication center, a sort of biological factory-shop. Some days ago, he brought here the plans of a hat he wanted to order, as it was done before with files for 2D printing. In the shop, a device with infra-red receivers has quickly measured the dimensions of his head to finish setting the parameters of the printing pattern. Objects are produced in big tanks filled with bacteria or other cells, in the former premises of a neighborhood craftsman. Physiological limits of the bacteria are put into test to increase their performance to the top.

In the present times, fabrication at home is everywhere, but finally it’s often less expensive to make products in centralized fabrication centers, that purchase prime matters in big quantities. Fabrication materials are chosen according to the expected properties of the product, specially resistance but also flexibility or the sought degree of thermic or electric conductivity, among other parameters. So, harder objects are made of calcium carbonate, deposed over metallic supports by low-intensity electric currents or by modified bone cells. Other objects are built on keratin or in reticulated bacterial cellulose for the lightest ones. The smaller objects, or replacement pieces, are easily reproduced by mold injection from strings of polylactic acid (PLA) obtained by bacteria from agricultural waste. Each kind of consumer good is incorporated with chemical and electronic mars that allow to identify and to separate them selectively. To make these objects disappear, it’s only necessary to dissolve them in acid bacterial baths (for carbonate and PLA products) or in greenhouses filled with insects (for the cellulose and keratin objects).

Paulo comes back from the shop with his new hat on his head. The hat is waterproof, very light and it’s printed with a very subtle pattern designed by him. He plays with his fingers on the hat’s brim, remembering a time when people could not buy exactly what they wanted, and had to choose among the products that were already available on the market.

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