Physarum Type – Final

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[FR] Qu’est-ce qui se passerait si le design graphique était (littéralement) vivant ? Physarum type est un projet aux frontières entre la biologie et le graphisme. En utilisant une fonte dessinée par ordinateur, j’ai guidé des microorganismes qui poussent en forme de réseau, jusqu’à générer des formes typographiques inédites. De cette manière, je crée un lien entre l’expérimentation graphique et la recherche scientifique, comme un certain reflet des dernières tendances en biologie indépendante (le mouvement DIYBio).

Images de la version finale de mon projet de fin d’études, sous forme d’une série d’affiches, qui consiste en la création d’une fonte typographique et l’utilisation de l’amibe Physarum polycephalum pour récréer des formes inédites à partir d’elle. Merci à La Paillasse pour leur aide au long de ce projet.

[ES] ¿Qué pasaría si el diseño gráfico estuviera (literalmente) vivo? Physarum type es un proyecto en la frontera entre la biología y el diseño gráfico. Utilizando una fuente dibujada por ordenador, guié microorganismos que crecen en forma de red, hasta generar formas tipográficas inéditas. De esta manera, he creado un vínculo entre la experimentación gráfica y la investigación científica, para reflejar las últimas tendencias en biología independiente (el movimiento DIYBio).

Imágenes de la última versión de mi proyecto de fin de estudios, bajo la forma de una serie de carteles, que consiste en la creación de una fuente tipográfica y la utilización de la ameba Physarum polycephalum para crear formas inéditas a partir de ella. Gracias a La Paillasse por su ayuda a lo largo de este proyecto.

[ENG] What would happen if graphic design was (literally) alive? Physarum type is a project at the border between biology and graphic design. Using a computer-drawn font, I guided micro-organisms that grow in form of networks, until they generate inedit typographic shapes. This way, I’ve created a link between graphic experimentation and scientific research, as a way to reflect new trends in independent biology (the DIYBio movement).

Images of the final version of my end of studies pojects, as a series of posters, which consists in the creation of a tyface and the use of the amoeba Physarum polycephalum to generate original shapes from it. Thanks to La Paillasse for their help during this project.

Instructions / Instrucciones / Instructions : Physarum type @ La Paillasse Wiki [FR]

ANNEXE : Instructions détaillées pour reproduire le projet [en Français uniquement] :

Sur le projet Physarum type

Qu’est-ce qui se passerait si le design graphique était (littéralement) vivant ? Physarum type est un projet aux frontières entre la biologie et le graphisme. En utilisant une fonte dessinée par ordinateur, il s’agissait de guider des microorganismes qui poussent en forme de réseau, jusqu’à générer des formes typographiques inédites. De cette manière, je crée un lien entre l’expérimentation graphique et la recherche scientifique, comme un certain reflet des dernières tendances en biologie indépendante (le mouvement DIYBio).

Quelques notes sur la culture de Physarum polycephalum

P. polycephalum est une amibe de la classe Myxomycetes. Elle pousse dans les forêts en formant des réseaux qui absorbent les particules qui lui servent d’aliment. Elle est très facile à cultiver dans une boîte de Petri sur une couche d’agar (qui lui sert de support mais pas d’aliment). Elle aime le froid et l’humidité, et peut être nourrie facilement avec des céréales bouillis (copeaux d’avoine, copeaux de blé) mis dans sa boîte de Petri. Il faut le conserver dans l’obscurité parce qu’il est sensible à la lumière.

Pour ce projet, j’ai acheté un kit de culture de Physarum polycephalum chez Carolina.com (http://www.carolina.com/slime-molds/physarum-culture-kit/155825.pr?catId=&mCat=&sCat=&ssCat=&question=physarum) (38 euros, compter 50 euros en douane) et j’ai acheté aussi le matériel suivant: des gants en latex de cuisine réutilisables, une pince à épiler (achetée en pharmacie) pour placer les copeaux d’avoine, de l’alcool pour nettoyer les mains (stérilisation du milieu), de l’alcool de pharmacie et un briquet (stérilisation du matériel), une pipette pasteur nettoyée provenant d’un flacon de médicament (hydratation). Des résultats similaires peuvent s’obtenir avec de l’agar-agar acheté dans le supermarché (attention: il est plus difficile d’atteindre la bonne consistance), des boîtes de Petri achetées indépendamment et des échantillons de Physarum trouvés en forêt.

Méthode utilisée (à partir du kit Carolina et du matériel cité)

1 ) Chauffer les bouteilles d’agar au bain marie ou, encore mieux, 30 secondes au micro-ondes (sans les bouchons pour qu’elles n’explosent pas), répéter l’opération jusqu’à que tout l’agar soit fondu. Attention, les bouteilles seront très chaudes à la sortie du micro-ondes, ne pas manipuler directement avec les mains (utiliser des gants).

2 ) Remplir le nombre de boîtes de Petri souhaitées (en milieu stérile) jusqu’à la marque des boîtes avec l’agar (placer la boîte à hauteur des yeux, à une distance de sécurité, tandis qu’on verse l’agar avec l’autre main). Fermer les boîtes rapidement après les avoir remplies et laisser refroidir quelques heures à température ambiante.

3 ) Bouillir les copeaux d’avoine en ajoutant de l’eau bouillante dans un récipient autoclavé. Une fois l’agar solidifié, en milieu stérile, rouvrir les boîtes et placer les copeaux d’avoine à leur intérieur avec une pince. Pour calculer la position des copeaux, mettre le schéma de la distribution sous les boîtes et placer les copeaux sur les points par transparence. Ensuite, placer une pièce de quelques millimètres de Physarum (frais ou en sclérote, voir la fin de l’article) sur le ou les copeaux d’avoine avec un bistouri. Ensuite, hydrater le copeau d’avoine avec le morceau de Physarum avec une pipette pasteur. Répéter pour toutes les boîtes et fermer chaque boîte après l’inoculation.

4 ) Attendre deux ou trois jours (P. polycephalum pousse à environ un centimètre par heure) avant d’ouvrir les boîtes pour photographier le résultat du développement.

Commentaires

Le seul danger pour les cultures (outre la déshydratation ou le manque d’aliments) est la contamination par des moisissures. Celle-ci se produit facilement car leurs spores se diffusent par l’air. Pour éviter la contamination, tout le matériel utilisé doit être stérilisé (boîtes de Petri autoclavées, pinces stérilisés au briquet). L’inoculation doit se réaliser dans un milieu stérile (hôte, briquet). Il est recommandé de fermer les boîtes par les bords en utilisant du ruban adhésif.

Quand les cultures de P. polycephalum se déshydratent, le cytoplasme (jaune et brillant) de l’amibe se transforme en une couche orange foncé qu’on appelle le sclérote. Une fois séché, si le milieu ne présente pas de contaminations, on peut récupérer le sclérote et le garder sur une feuille de papier absorbant dans une boîte fermée. On pourra l’utiliser pour semer des nouvelles plaques dans le futur en l’hydratant.

Antes/Avant/Previously:

Physarum Type.

Physarum Type – Préparation d’agar.

Physarum Type – Hydratation du sclérote.

Physarum Type – Premières lettres A-H.

Une réflexion au sujet de « Physarum Type – Final »

  1. Veo un trabajo arriesgado y lleno de libertad, rompiendo límites y sincero con los resultados, es lo que yo considero investigación, cualquiera que sea el área: biologia creativa? creatividad biológica. lo importante en abrir vias nuevas!.

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