Biomodetech : vers une mode vivante et fusionnelle

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[FR] Biomodetech : vers une mode vivante et fusionnelle. Aux débuts du XXIè siècle, les produits de consommation en général et de la mode en particulier cherchent à être les plus proches possible des clients que les achètent, voir à être adaptés à chaque type de personne. Le vêtement est vu comme une extension de la personnalité du client, et ainsi on fuit les produits fabriqués en masse et on cherche l’individualisation. Suivant cette tendance, cet article prévoit un futur pas très lointain où consommateurs/trices et vêtements établissent une relation biologique, et se fusionnent pour devenir des êtres hybrides et inséparables. Et ce grâce aux avancées des nanotechnologies et des biotechnologies.

On imagine donc quatre types de vêtement, selon l’intensité du rapport entre l’habit et la personne que le porte :

1 – Vêtements mimétiques : Ils cherchent à identifier porteur et vêtement par moyen de ses caractéristiques physiques. Ils sont produits par des animaux dont le génome a été agrémenté avec de l’ADN de la personne qui porte le vêtement. De cette manière, une plus grande affinité s’établit entre le consommateur et le vêtement, parce que ce dernier exprime certaines des caractéristiques qui sont propres au premier : pigmentation de la peau, odeur corporelle, pilosité, toucher, etc.

Moda mimética, de la vaca al cuero

2 – Vêtements symbiotiques : vêtements vivants, qui se posent sur la peau et qui contiennent d’autres organismes. Ses membranes d’origine végétale hébergent, à l’intérieur d’une sorte d’alvéoles, des algues et des lichens sélectionnés qui se nourrissent d’écailles de peau morte et de gouttelettes de sueur, sans jamais coloniser la peau du porteur / porteuse. Il s’agit d’un système de croissance lente, baisse maintenance, et qui demande seulement à être aspergé de temps en temps avec une solution de nutriments quand il n’a pas été porté depuis longtemps. En échange des nutriments, ce vêtement produit des motifs originaux et évolutifs, régule sa température, produit son propre oxygène et s’auto-nettoie.

Las algas viven en el interior

3 – Vêtements parasitaires : ils demandent beaucoup d’énergie, qu’ils obtiennent du sang des personnes qui les portent grâce à des ventouses qui s’accrochent sur la peau. Ce sont de descendants de poissons tels que les lamproies, qui ont été modifiés pour prendre une forme laminaire et survivre en dehors de l’eau. Cependant, ils doivent être humectés en permanence par des aspersoirs cachés dans les plis du vêtement, et son usage doit se limiter à quelques heures par jour. En plus de son toucher chaud et inédit, ils produisent de la bioluminescence et nettoient le sang des gens qui les portent.

Rojo sangre y boquita de pitiminí

4 – Vêtements fusionnels : ils sont l’aboutissement totale de la mode symbiotique, lorsque porteur/porteuse et vêtement ne font plus qu’un. Dans ce quatrième scénario, imaginons Sandra, une jeune femme qui a commandé son vêtement fusionnel il y a quelques semaines. D’abord, elle a déposé chez le producteur des cellules vivantes de sa peau, qui seront utilisées pour faire des cultures cellulaires et, grâce aux techniques mises au point à partir de cellules souche, pour générer d’autres types de tissu vivant. En utilisant des routes génétiques désignées par ordinateur, des modifications génétiques et à l’aide des nanotechnologies on crée des nouvelles structures cellulaires qui n’appartiennent plus à la l’évolution naturelle.

Ropa que crece dentro de un tanque, nanoimpresión en tres dimensiones, cultivo celular

Quand Sandra va recevoir sa nouvelle pièce, elle pourra la fixer sur sa peau avec une colle cellulaire produite à partir se son propre génome. Au bout de quelques heures, le vêtement va se fondre littéralement avec elle. Il agirait comme une sorte de greffe, mais sans les risques de rejet propres aux greffes traditionnelles. Elle serait devenu un être hybride et nouveau grâce à son vêtement. Ils existeraient des différentes variétés de vêtement, inspirés par des peaux d’animaux et par l’histoire de la mode, aux fonctions diverses : protection mécanique, résistance aux températures extrêmes ou envies simplement décoratives. Mais il faut bien choisir : une fois le vêtement se fusionne avec son utilisateur, il faut de la chirurgie intensive pour le lui enlever.

Vestido de gala eterna, pegamento celular

Traducción al español y al inglés tras el salto.

Spanish and English translation after the jump.

[ES] Biomodetech : hacia una moda viviente y fusionante. A principios del siglo XXI, los productos de consumo en general y de la moda en particular intentan acercarse lo más posible a los clientes que los compran, e incluso poder adaptarse a cada tipo de persona. El vestido (como conjunto de prendas que cubre el cuerpo) está considerado como una extensión de la personalidad, de manera que se tiende a evitar los productos fabricados en masa en pos de la individualización. Siguiendo esta tendencia, este artículo prevé un futuro no muy lejano en el cual consumidores y vestimentas establezcan una relación biológica, y se fusionen para convertirse en seres híbridos e inseparables. Y todo ello gracias a los avances de las nanotecnologías y biotecnologías.

Podrían haber entonces cuatro tipos de vestidos, según la intensidad de la relación entre la ropa y la persona que la lleva :

1 – Vestidos miméticos: buscan la identificación entre el portador y el vestido a través de sus características físicas. Son producidos por animales en cuyo genoma ha sido añadido ADN de la persona que porta el vestido. De esta manera, se establece une mayor afinidad entre consumidor y vestido, ya que este último expresa algunas características que son propias al primero: pigmentación de la piel, olor corporal, pilosidad, tacto, etc.

2 – Vestidos simbióticos: vestidos vivos, que se posan sobre la piel y que contienen otros organismos. Sus membranas de origen vegetal albergan, en el interior de una especie de alveolos, algas y líquenes seleccionados que se nutren de escamas de piel muerta y de gotas de sudor, sin poder colonizar la piel del portador. Se trata de un sistema de crecimiento lento y bajo mantenimiento, que sólo necesita ser regado de vez en cuando con una solución de nutrientes cuando lleva mucho tiempo sin ser puesto. A cambio de estos nutrientes, este vestido produce motivos originales y evolutivos, regula su temperatura, produce su propio oxígeno y se limpia a si mismo.

Riega tu traje de vez en cuando para que no se muera

3 – Vestidos parasitarios: necesitan mucha energía, que obtienen a partir de la sangre de las personas que los llevan puestos, gracias a ventosas que se adhieren a la piel. Son los descendientes de peces como las lampreas, que han sido modificados para tomar una forma laminar y sobrevivir fuera del agua. Sin embargo, deben ser humedecidos constantemente por aspersores escondidos en los pliegues del vestido, y su uso debe limitarse a unas pocas horas al día. Además de su tacto cálido e inédito,  producen bioluminescencia y limpian la sangre de las personas que se las ponen.

Manto viviente, abrazo de muerte

4 – Vestidos fusionantes: son el resultado final de la moda simbiótica, cuando vestido y portador se funden en uno. En este cuarto caso, imaginemos Sandra, una mujer joven que ha pedido un vestido fusionante hace unas semanas. Para empezar, ha dejado al productor algunas células de su piel, que serán utilizadas para crear cultivos celulares y, gracias a técnicas desarrolladas a partir de células madre, para generar otros tipos de tejido vivo. Utilizando rutas genéticas diseñadas por ordenador, modificaciones genéticas y con la ayuda de la nanotecnología se generan nuevas estructuras celulares que no pertenecen a la evolución natural.

Cuando Sandra va recibir su nuevo vestido, podrá fijarlo sobre su piel utilizando un pegamento celular producido a partir de su propio genoma. Al cabo de algunas horas, el vestido va a fundirse literalmente con ella. Se trataría de una especie de implante, pero sin el peligro de rechazo propio a los implantes tradicionales. Sandra se habrá convertido en un ser híbrido y nuevo gracias a su vestido. Existirían diferentes variedades de vestimenta, inspiradas por el mundo animal y por la historia de la moda, con funciones diversas: protección mecánica, resistencia a temperaturas extremas o simplemente decorativas. Pero habría que elegir bien: una vez que el vestido se fusiona con su utilizador, haría falta utilizar cirugía intensiva para poder quitárselo.

Protección contra el frío

[ENG] Biomodetech : towards a living, fusional fashion. At the beginnings of the XXIth century, consumer goods in general and fashion products in particular seek getting the closest to the spirits and bodies of customers that buy them, and even being adaptable to each kind of person. Clothing is seen as an extension of the customer’s personality, and so we escape from mass-produced clothes and we strive for customization. Following this trend, this article foresees a not so distant future when consumers and clothes could start a biological relation; and combine to become hybrid, indivisible beings. And this thanks to advancements in nanotechnology and biotechnological sciences.

Four kinds of clothes can be imagined; depending on the intensity of the relationship between clothing and wearer:

1 – Mimetic clothing: they seek identifying wearer and clothes trough their physical characteristics. They are produced by animals of which the genome has been combined with DNA from the clothes user. This way, a higher affinity is established between consumer and clothing, because this one shows properties that are derived from the other: skin pigmentation, body smell, hairiness, touch, etc.

2 – Symbiotic clothing: living clothes, that are worn on the skin and that contain other living organisms. Their vegetable membranes keep, in some kind of vessels, selected algae and lichens that feed on dead skin cells and sweat droplets, while never colonizing the skin of the wearer. It’s a slow growing, low maintenance living system, that asks only to be watered with a nutrient solution when it has not been worn for a long time. In exchange for nutriments, this suit provides original and evolving patterns, produces its own oxygen, regulates its own temperature and cleans itself.

3 – Parasitic clothing: they need much energy, that they obtain from the blood of the people who wear them using suckers that stick to the skin. They’re the offspring of parasitic fish such as lampreys, that have been modified to take a laminar form and to survive outside the water. Nevertheless, they need to be constantly moisturized (which is achieved using sprayers hidden in the suit’s folds) and they can only be used for a few hours a day. Other than their warm and outstanding touch, they produce bioluminescence and they clean the blood of the people who wear them.

4 – Fusion clothing: they are the ultimate outcome of symbiotic fashion, when wearer and clothes become one. In this fourth case, let’s imagine Sandra, a young woman who has ordered her fusion clothing some weeks ago. First, she has donated some of her skin cells to the producer, that will be used to make skin cell cultures and, thanks to technics developed from the study of stem cells, to generate other kinds of living tissues. Using computer-designed genetic routes, genetic engineering and nanotechnologies, new cell structures are created, which no longer belong to natural evolution.

When Sandra would receive her new suit, she could fix it to her skin using cell glue produced from her own genome. Some hours later, the suit would literally melt into her skin. It would act as a sort of transplant, but without the risk of rejection. She would have become and new, hybrid being thanks to her suit. Several varieties of clothing would exist, inspired by animal skins and by the history of fashion, with diverse functions: mechanical protection, resistance to extreme temperatures or even aesthetic purposes. But one would have to choose: once the clothes have fused with their wearer, one would need intensive surgery to take them off.

Protección contra los golpes

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